Nos projets et résultats


LIFE CleanByGreen (2017-2021)

Le GIEFS a décroché un financement Européen pour le projet CleanByGreen.

Le projet CleanByGreen vise à sensibiliser la population sur la pollution de l’air dans 3 villes méditerranéennes (Cannes, Valencia et Rome). Un état de l’art de la situation actuelle, en termes de niveaux de pollution de l'air et de leurs impacts sur la santé humaine et la végétation, sera effectué.  Il est reconnu que la végétation en milieu urbain permet d’éliminer la pollution de l'air. Dans les villes concernées, deux campagnes de mesures par capteurs passifs afin de démontrer la capacité des arbres et des zones vertes à réduire la pollution de l’air. Nous étudierons aussi l’impact des arbres et des zones vertes sur la santé et le bien-être des citoyens. Le projet permettra d'utiliser les technologies intelligentes (e.g. micro-capteurs de polluants atmosphériques) pour sensibiliser les populations cibles : les personnes qui pratiquent du sport de plein air et les enfants. Le projet vise à favoriser des changements dans le comportement des citoyens, à favoriser la promotion de modes de mobilité non polluante, et de minimiser l'impact de la pollution de l'air sur les sportifs.                   

Dans le cadre de ce projet, le GIEFS travaillera avec l'Agence nationale italienne pour les nouvelles technologies, l'énergie et le développement durable (ENEA) en Italie, la 'Fundación Centro de Estudios Ambientales del Mediterráneo' (CEAM) en Espagne) et la société ACRI-HE basée à Sophia-Antipolis.

Grand Site Sainte Victoire (2016)

L'objectif est d’évaluer les effets de l'évolution du climat et de la pollution de l’air sur les écosystèmes naturels, forestiers et viticoles méditerranéens à fine échelle spatiale. Ce travail permettra d'éclairer la décision publique sur le territoire du Grand Site Sainte-Victoire (Bouches-du-Rhône) aux horizons 2035 et 2055, d'anticiper les conséquences du changement climatique et d'accompagner les acteurs locaux dans la gestion des écosystèmes : plan de gestion futur en fonction de la sensibilité actuelle des écosystèmes dans un contexte de changement climatique et de pollution à l’ozone. Le but est de fournir une vision d'ensemble des impacts, des vulnérabilités et des stratégies d'adaptation envisageables en fonction des menaces et des opportunités liées aux évolutions climatiques sur le territoire de la Sainte-Victoire dans le cadre de l’élaboration du Plan Climat Energie Air Territorial (PCEAT). Cette vision d’ensemble s’entend à une échelle spatiale plus fine que les projections climatiques des modèles régionaux afin de mieux évaluer les impacts à l’échelle locale.

Les objectifs de cette étude prospective sont de :
- Synthétiser les connaissances relatives aux effets du changement climatique et de l’ozone sur les écosystèmes naturels, forestiers et viticoles en région PACA ;
- Sensibiliser l’ensemble des acteurs concernés par les enjeux d’adaptation au changement climatique et de la pollution de l’air dans les secteurs forestiers et agricoles ;
- Faire un bilan des connaissances des acteurs forestiers et agricoles sur les changements climatiques en cours et à venir, mais aussi des actions d’adaptation déjà mises en œuvre ;

- Dresser un panorama des stratégies d’adaptation possibles,

évaluer les conditions de leur mise en œuvre (notamment facteurs socio-économiques, politiques, environnementaux...) et formuler des recommandations pour l’action publique.

Principauté de Monaco (2016)

Après l’étude réalisée en 2007-2008, une nouvelle étude a commencé en 2016 dont le but est cette fois d’estimer le flux réel d’ozone qui pénètre dans les essences forestières monégasques, ceci par le biais de la modélisation.

La modélisation permettra de faire un lien entre la concentration réelle ambiante en ozone, les conditions météorologiques et les dégâts observés sur les essences arborées.

Cette nouvelle étude permettra de compléter ce qui a été initié en 2007, à savoir, le suivi des concentrations en ozone et les dégâts observés sur les essences ainsi que de tester le lien entre flux d’ozone et dégâts observés grâce à la modélisation.

MOTTLE (Projet européen LIFE+ 2016-2020)

Le GIEFS a obtenu un deuxième projet européen  LIFE+ : MOTTLES. Ce projet permettra d'assurer la continuité des résultats obtenus avec le projet FO3REST. Le GIEFS collaborera avec le CNR (Consiglio Nazionale delle Ricerche) de Turin, le CREA-RPS (Council for Agricultural Research and Economics - Soil-Plant System) de Rome, l'INCDS (Institutul Național de Cercetare Dezvoltare în Silvicultură ”Marin Drăcea”) de Roumanie et la société ACRI-HE basée dans le sud de la France.

FO3REST (Projet européen LIFE+ 2010-2013)

L’objectif principal du projet FO3REST est de proposer de nouveaux seuils de protection des forêts méditerranéennes, plus adaptés et appropriés, contre les impacts de l’ozone (O3) et du changement climatique.

Pour protéger la végétation de l’ozone, les normes européennes utilisent actuellement un critère basé sur l’exposition (AOT40) mais l’Union Européenne s’oriente vers une approche plus complexe qui nécessite la modélisation des flux d’ozone au niveau des arbres. Des études ont démontré que les symptômes foliaires, spécifiques à l’ozone, sont dus à la quantité d’ozone pénétrant dans le feuillage (flux stomatique), plutôt qu’à la quantité d’ozone présent dans l’air.L’objectif principal de ce projet est d’évaluer les normes européennes actuelles, d’affiner et de proposer, in fine, de nouveaux seuils de protection des forêts méditerranéennes plus adaptés et appropriés contre les impacts de l’ozone et du changement climatique. Les concentrations en ozone ne sont pas les seuls facteurs dans le développement des symptômes foliaires. C’est pourquoi ces seuils seront basés sur la quantité d’ozone pénétrant réellement à l’intérieur des arbres et non plus sur l’exposition à l’ozone, implicite dans l’AOT40. L’AOT40 est le cumul des concentrations horaires en O3 supérieures à 80μg.m-3. Or, il présente des points faibles. L’O3 peut affecter la végétation à des concentrations plus faibles. Le cumul est limité à la période où les stomates sont ouverts (8-20h) du 1er avril au 30 septembre et il ne prend pas en compte la pénétration de l’O3 dans les feuilles et son impact. C’est ce que le projet vise à améliorer.
 Les activités de ce projet sont menées sur des placettes forestières expérimentales dans le Sud de la France (30 placettes en région PACA) et en Italie (49 placettes dont 24 en région Piémont).
Sur certaines placettes forestières, des mesures de flux d’ozone seront effectuées au niveau des arbres. Cette technique totalement innovante est basée sur une méthode d’Eddy-covariance. C’est une approche micro-météorologique qui permet de quantifier les flux d’ozone entre un écosystème et l’atmosphère. Ce flux est mesuré grâce à des tours à flux. En complément de ces mesures, le modèle « DO3SE » d’estimation du flux stomatique sera mis en place sur l’ensemble des placettes. Ces expérimentations permettront de connaître la relation entre dose absorbée et impacts visibles observés pour affiner et proposer de nouveaux indicateurs de risques des végétaux à l’ozone et seuils de protection des forêts.

Principauté de Monaco (2007-2008)

 Le GIEFS et la Principauté de Monaco ont collaboré en 2007 et 2008, dans une étude portant sur les effets de l’ozone sur la végétation de la Principauté. Ainsi, le GIEFS a réalisé des mesures du niveau de pollution par l’ozone sur sept sites, définis en collaboration avec le Service de l’Aménagement Urbain de la Principauté de Monaco. Il a repéré le développement de symptômes d’ozone sur la végétation environnante de ces zones de mesure.

Bien que les concentrations en ozone mesurées en 2008 étaient inférieures à celles de 2007, des symptômes liés à une pollution à l’ozone avaient été observés sur tous les sites monégasques choisis.

Ce phénomène avait été attribué aux conditions météorologiques spécifiques de l’été 2008. En effet, les conditions humides de 2008 ont facilité l’ouverture des stomates des plantes, permettant les échanges gazeux entre la plante et l'air ambiant; en conséquence, la pénétration du gaz ozone, même présent en moindre concentration, a été favorable.

La connaissance des concentrations d’ozone à l’interface plante/air est donc déterminante.

Cette concentration dépend des conditions météorologiques et des sensibilités propres de la plante.

Office National des Forêts (ONF)

Depuis 2001, le GIEFS réalise le suivi des effets de l’ozone sur des placettes nationales RENECOFOR(Réseau National de suivi à long terme des Ecosystèmes Forestiers) de l’Office National des Forêts. Il s’agit d’un réseau national de suivi à long terme des écosystèmes forestiers où des observations macroscopiques, des prélèvements et des analyses microscopiques sont effectués de manière régulière par notre association afin de confirmer les symptômes visibles de l’ozone sur le feuillage des essences forestières. L’ensemble de la végétation arbustive et herbacée est aussi noté depuis 2001, conformément au protocole européen défini par l’ ICP-Forests (International Co-operative Programme on Assessment and Monitoring of Air Pollution on Forests, ICP-Forests de l’ONU, Commission Economique pour l’Europe). Le GIEFS a été nommé expert, au sein de l’organisme ICP-Forests, pour la France par la Direction Recherche et Développement de l’ONF .

Parc National du Mercantour

Le GIEFS collabore depuis 20 ans avec le Parc National du Mercantour. Il effectue ainsi un suivi annuel (i) des concentrations d’ozone durant la période estivale et (ii) des essences forestières pouvant être affectées par ce polluant atmosphérique dans le parc. Le pin cembro est la principale essence forestière étuidée dans le Mercantour où 14 placettes sont annuellement suivies.

Nos résultats de 2013 et 2014 ont montré:

- que la concentration en ozone augmente siginificativement avec l'altitude et est plus élevée dans les zones de crête par rapport aux fonds de vallée ;

- un déficit foliaire moyen d’environ 30 % ;

- une décoloration moyenne d’environ 1,3 (classe 0 = arbre totalement vert, classe 4 = arbre totalement jaune)

-  une surface d'atteinte spécifique à l’ozone sur les aiguilles âgées de deux ans de 23 %  et de 13 % dès la première année.

 Ces résultats ont montré que les symptômes d'ozone sont cumulatifs d'une année à l'autre sur les pins cembro: les aiguilles âgées d’un an voient leur surface d’atteinte foliaire augmenter de 10% pour la deuxième année.

Nous avons également pu mettre en évidence que plus la concentration en ozone est élevée, plus la surface des aiguilles est atteinte par des dégâts spécifiques d’ozone:

- une surface moyenne d’environ 5 à 15 % est atteinte pour les aiguilles de un an ;

- une surface moyenne d’environ 15 à 30 % est atteinte pour les aiguilles de deux ans.

De plus, nos derniers résultats (2014/2015) ont permis de montrer que dans les Alpes-Maritimes, il y a une influence des principales sources de pollution de la côte niçoise sur l’arrière-pays. En outre, l’étude a permis de montrer que les symptômes foliaires spécifiques à l’ozone sont dus au flux stomatique (corrélation significative avec POD0) c’est-à-dire à la quantité d’ozone pénétrant dans le feuillage et non à la quantité d’ozone présent dans l’air (AOT40), critère utilisé actuellement par les normes européennes. A la suite de ces résultats, de nouveaux seuils de protection ont été définis pour les différentes espèces de pins étudiés. Ainsi, pour l’espèce P. cembra (haute sensibilité à l’ozone), il a été obtenu un seuil de 18 mmol.m-2 et un seuil de 24 mmol.m-2 pour P.halepensis (sensibilité modérée à l’ozone) et P. sylvestris.

L'étude s'est poursuivie en 2016 et un nouveau contrat pour l'année 2017  a été signé.

 

Quelques photos